Ateliers : intervention à Lutherie Urbaine depuis 2015

Viryane et Gaël masterclass Lull

Gaël Segalen, artiste sonore et compositrice, intervention à Lutherie Urbaine, Bagnolet, depuis 2015 

Ateliers pédagogiques, accent mis sur des ateliers spécifiques à destination des femmes qui expérimentent avec le son.

Création d’une banque de sons et de création musicale à partir de l’instrumentarium de Lutherie Urbaine.

– Ateliers Figure Libre, La Courneuve, séances hebdomadaires, femmes et enfants, saison 2015-2016

– Ateliers Sonn’O Lull, séances du samedi pour les enfants en majorité, mars – avril 2017

Maad’sterclass (MAAD 93) : EXPLORATION ET CRÉATION SONORE ÉLECTRONIQUE SUR INSTRUMENTS INOUÏS À PARTIR DE RECYCLAGE, à destination d’un public de femmes, restitution publique, avril 2017

Reaction, Atelier avec La Collecterie, avec un groupe de femmes en réinsertion, avec une restitution publique, mai 2017

Gaël Segalen s’est toujours intéressée aux musiques nouvelles, avec une attention particulière portée à l’éclectisme et la dimension humaine et relationnelle du son, en écho à ses études en sciences humaines (diplômes de sociologie et d’histoire). C’est pourquoi elle appelle son projet global IhearU (je t’entends), pour appuyer ce lien par le son et de l’importance et du potentiel de l’écoute. Elle aborde l’art sonore par des portraits très personnels, “délocalisés”, qui mettent en scène ses rencontres, des duos sonores souvent, dans divers lieux géographiques (Etats-Unis, Amérique centrale, Europe de L’Est, Afrique du Nord…) et interroge le rapport au temps passé et futur. Elle construit une narration, une fiction vitale, que l’on peut définir de cinéma pour l’oreille.

Forte d’une expérience professionnelle à la radio (RFI), puis d’ingénieur du son cinéma, elle anime des ateliers de création sonore depuis 2005, d’abord avec le Collectif MU, particulièrement sur le territoire de la Goutte d’Or (public en reconversion, réinsertion, de primo-arrivants, d’élèves du conservatoire de musique…), et elle réussit à proposer des cours inédits de création sonore, liée souvent à une réflexion sur le territoire, dans des écoles telles que l’Esec (Ecole supérieure d’études cinématographiques de Paris), l’école de l’image des Gobelins, ainsi qu’à la Maison des Ensembles, un centre d’animation de la Ligue de l’Enseignement (Paris 12è), où elle ouvre un espace particulier dédiée à l’écoute de soi et des autres “Ma Voix”, pour des bénéficiaires variés (handicap, psychiatrie, recherche de stage, classe relais, coaching, accompagnement de comédiens, d’association telles que Le Refuge et Femmes Solidaires) en proposant une approche du sonore et du musical, plus large et plus libre, personnelle et universelle. On la sollicite pour faire de l’accompagnement par le son, comme outil d’échange et d’expression, de renforcement du lien, pédagogique et thérapeutique.

Son approche musicale fondée sur des enregistrements de terrain, et des situations de rencontres, est confirmée par ses études au conservatoire d’électroacoustique de Pantin (DEM obtenu en 2015), où elle creuse l’exploration de l’objet sonore, et développe sa recherche sur la polyécoute et la polyrythmie, le bruit et la dissonance. Ses compositions électroniques, qu’elles nomment “DFR” (Danceable Field Recording) forment une musique de danse expérimentale hors de la grille temporelle classique. Elle compose en solo et en duo, comme avec “Les Graciés” (avec Afrikan Sciences), conçu comme une conversation ouverte et de forme libre avec un artiste afro américain (depuis 2012) : en croisant leur pratique, il l’incite à explorer certains outils électroniques, elle partage son savoir-faire de l’enregistrement mobile (field recording), et l’invite à expérimenter ensemble in-situ, ils activent et jouent sur des matériaux trouvés, dans les espaces de la ville, en dehors du studio, enregistrements à partir desquels ils proposent des concerts de musique électronique improvisée.

Une autre collaboration qu’elle mène avec le chorégraphe Ucka Ludovic Ilolo – Symétrique – est une recherche sur le danseur musicien, qui explore les sons de l’environnement et les matériaux de recyclage pour les faire sonner par le mouvement, et prend la forme d’ateliers participatifs (depuis 2014).

C’est donc en toute cohérence que Gaël s’adapte à l’univers de la Lutherie Urbaine et son instrumentarium lors d’ateliers de captation et de transformation électronique et de pratique musicale (techniques du son et du traitement audio, accent mis sur l’écoute), dédiés en particulier aux femmes, car elle sait la nécessité du mentorat par elles, en encourageant la création par l’échange de savoirs, ayant co-fondé un réseau de femmes dans la musique expérimentale à Paris en 2015 – Polyphones (ateliers pour le LULL : La Courneuve 2015/2016, Maad’sterclass 2017, atelier insertion avec La Collecterie 2017).

Dans un langage et une approche qui puissent convenir à des amateurs comme à des professionnels, et aux profils différents, elle propose des séances d’écoute, d’échange, d’initiation à l’électronique, au matériel d’amplification et d’enregistrement, au branchements, au traitement en temps réel, au mixage et à la spatialisation, et l’élaboration de créations musicales, conçues comme des paysages sonores à partir d’improvisation faites sur les instruments originaux de la Lutherie.

Pour la Lutherie, elle explore la composante à la fois très organique, rythmique et électronique des instruments, aux effets acoustiques ou électriques proches de l’illusion sonore, enregistrements et compositions (1ère phase, printemps 2017)

L’Ange le Sage